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 char tigre

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hunk
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MessageSujet: char tigre   Mer 21 Avr - 9:39

Le Tiger I
, char d'assaut allemand, est l'un des chars les plus connus et l'un des plus puissants de la Seconde Guerre mondiale, bien plus que le Sherman américain, le Panzer IV allemand ou le T-34 soviétique.

Contrairement aux autres, il n'a jamais été présent en grand nombre sur les champs de bataille et n'a jamais été endivisionné. Ce sont ses dimensions, ses lignes très carrés, sa résistance au combat, et sa puissance de feu qui ont marqué les esprits. Son développement a commencé en 1937 et, quand il apparaît pour la première fois sur le front, le 29 août 1942, près de Léningrad, le Tigre I a doublé en termes de poids comparé à ses prédécesseurs.


Histoire
De 1937 à 1941, divers projets de chars moyens et lourds ont été menés par les firmes Henschel et Porsche. Ce n'est qu'en mai 1941 qu'Hitler demanda à ces firmes de concevoir un char lourd pour l'été 1942. Nom de code : Tigerprogramm.

Le nouveau char devait peser 45 tonnes et être armé d'un dérivé du fameux canon de DCA de 88 mm qui s'était illustré au début de la guerre, notamment en Afrique du Nord en utilisation antichar. Les deux firmes construisirent chacune un prototype mais, bien que le programme Porsche fût plus avancé et plus moderne, de trop nombreux problèmes techniques firent que le modèle Henschel fut conservé. Il hérita néanmoins de la tourelle Krupp du projet Porsche.

À sa sortie, et au cours de toute la fin de la guerre, le Tigre I ne fut jamais regroupé en grande unité : il servit dans les Schwere panzer abteilungen, des unités spéciales de chars lourds qui participèrent à toutes les campagnes : Afrique, Europe de l'est et de l'ouest. Il reçut le nom officiel de Panzerkampfwagen VI Tiger - Sd.Kfz.181. Tout au long de sa carrière, il ne fut que très peu modifié, recevant par exemple des filtres à sable pour le désert d'Afrique, ou certaines pièces standardisées avec les Panthers et Königtigers (Tigre Royal). Ces derniers ne sont pas une version de ce char, mais des engins de conception différente.

Nombre de Tigres furent abandonnés après sabotage, par suite de panne technique, de panne sèche, ou de manque de munitions (Erinnerungen an die Tiger-Abteilung 503, p. 401) La plupart de ceux qui furent détruits le furent par l'aviation, notamment par les jabos (de l'allemand "Jagdbomber", chasseur-bombardier) en écrasante supériorité numérique vers la fin de la guerre. Les autres, se battant dans des conditions d'infériorité numérique, d'autres furent perdus face à d'autres chars tel le IS-2, voire en 1945 des véhicules blindés qui atteignaient quasiment les mêmes caractéristiques comme le M26 Pershing.


Panzer VI - Tiger IAvant cela, les ratios de pertes paraissent invraisemblables : le 7 juillet 1943, un seul Tigre rencontra sur le front de l'Est 50 T-34 à Psyolknee, au Sud du saillant de Koursk. Celui-ci détruisit 22 T-34 avant de revenir dans ses lignes, sauf mais sans munitions, les autres tanks russes ayant pris la fuite.

Durant la bataille de Normandie, un bataillon de 45 Tigres fut entièrement perdu, détruit ou abandonné par ses équipages suite notamment à des attaques aériennes de la part des alliés, à des pannes d'essence et à des problèmes mécaniques. L'une des figures légendaires reste le SS-Hauptsturmführer (Capitaine) Michael Wittmann qui en deux ans avait détruit pas moins de 138 chars et canons d'assaut alliés. Beaucoup moins connu, Kurt Knispel aurait pour sa part un "palmarès" de 168 victoires.

Armement et performances
Le Tiger I était armé d'un canon de 88 mm à haute vélocité, lui assurant une portée et une puissance de feu inconnue jusqu'alors pour un char de combat lourd,[réf. nécessaire] ainsi que de mitrailleuses Maschinengewehr 34. Son blindage épais (jusqu'à 100mm à certains endroits), quoique non incliné, le rendait presque invulnérable. Il fallut attendre le T-34/85 soviétique et le canon de 76.2 mm des derniers Shermans (Sherman Firefly) pour que d'autres chars soient en mesure d'abord de le contrer et ensuite, avec beaucoup de chance et d'adresse, de le détruire. Ceci seulement à très courte portée, alors que le canon du Tigre pouvait détruire un T-34, par exemple, jusqu'à 3500-4000 m de distance.[réf. nécessaire] En effet, en plus de caractéristiques balistiques supérieures, le canon était aussi équipé d'une optique de premier choix, dérivée de l'optique du canon de DCA qui lui servait de base.


Tigre I en France, 1944.Mais ceci avait un prix : les 650 chevaux du moteur 12 cylindres en V Maybach HL 210 P 45 étaient insuffisants pour permettre à un tel monstre de se déplacer rapidement. Porté à 700 chevaux par la suite, les performances s'améliorèrent, mais restèrent de manière générale insuffisantes. Le Tigre excellait, par contre, dans la capacité à pivoter sur soi-même. Les premiers Tigres furent munis de Schnorchels leur permettant de se déplacer sous l'eau à cinq mètres de profondeur, et ce pendant 2 h 30. Les chenilles de 72 cm de large rendaient l'énorme véhicule trop large pour lui permettre d'être transporté par train, aussi un jeu de chenilles de 52 cm fut prévu à cet effet. Ces deux jeux de chenilles avaient tendance à s'enrayer à cause du gel ou de la boue sur le théâtre des opérations Est.

Ce char n'avait en effet pas que des avantages : trop lourd, trop lent, il était de plus handicapé par le fait que certains ponts ne pouvaient supporter une telle masse. Sa mobilité tactique s'en trouvait réduite d'autant. De plus, sa consommation faramineuse lui donnait une autonomie très faible, et les restrictions d'essence que connut l'Allemagne après l'écrasement de Ploesti et de ses raffineries de pétrole synthétique n'arrangèrent pas les choses. De plus, la complexité technique du Tigre I le rendait fragile, soumis à de nombreuses pannes, et horriblement coûteux : un Tigre coûtait le prix de deux Panthers. Il en fut donc d'autant moins construit.
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