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 le char panther

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hunk
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MessageSujet: le char panther   Mer 21 Avr - 9:13

Le char Panther
est un char moyen largement utilisé par l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir du milieu de l'année 1943. Conçu pour contrer le char T-34 soviétique, dont il s'est largement inspiré, et remplacer les Panzerkampfwagen III et les Panzerkampfwagen IV, il servit au final à leurs côtés, jusqu'à la fin de la guerre. Jusqu'à un ordre d'Adolf Hitler, daté du 27 février 1944, il était désigné comme PzKpfw V Panther et, dans l'inventaire d'ordonnance, comme Sd.Kfz. 171.



Présentation
Le Panther était la réponse directe au T-34 de l'Union soviétique. Rencontré pour la première fois en juin 1941, le T-34 surclassait les Panzerkampfwagen IV et Panzerkampfwagen III sur le front. Sur requête du général Heinz Guderian, une équipe fut envoyée en Russie pour analyser le T-34. Trois particularités du char russe furent considérées comme les plus significatives : d'abord le blindage incliné sur tout le pourtour, qui donnait une bien meilleure déflection à l'impact des obus et augmentait l'épaisseur apparente contre la pénétration ; ensuite les chenilles larges, limitant la pression au sol, et enfin le canon long dépassant du châssis, ce que les concepteurs allemands avaient évité jusqu'alors. Daimler-Benz et MAN AG furent mis en compétition pour concevoir un char de 30 à 35 tonnes, sous le code VK3002, qui devait être présenté pour le mois d'avril (anniversaire d'Adolf Hitler).

Daimler-Benz présenta un modèle très proche du T-34, avec la suspension Christie, évitant la tendance allemande à la perfection au prix de la complexité. Celui de MAN était plus proche des habitudes et fut accepté malgré la préférence du Führer pour celui de Daimler-Benz. Un prototype en acier doux fut produit pour septembre 1942 et, après des tests à Kummersdorf, il fut officiellement accepté. On le mit en production avec la plus haute priorité et la précipitation entraîna nombre de problèmes de fiabilité et maladies de jeunesse.

Les objectifs élevés de production furent fixés, 250 exemplaires par mois pour MAN, augmentés à 600 en janvier 1943, avec la participation de Daimler-Benz, mais aussi de Maschinenfabrik Niedersachsen et de Henschel. Dans la pratique, du fait des bombardements alliés et des difficultés de production, ils ne furent cependant jamais atteints, la moyenne en 1943 fut de 148 chars par mois et, en 1944, de 315, avec un pic à 380 en juillet. La production cessa en mars 1945, après que 5.986 exemplaires eurent été produits.

Caractéristiques
Les seuls éléments originaux par rapport aux autres chars allemands de l'époque étaient le blindage incliné, le train de roulement, et le tube long du canon. Ce char restait assez marqué par la technologie des blindés allemande de l'époque, et la tendance à la sophistication lui fit rapidement dépasser les 35 tonnes prévues, avec 44 tonnes à sa mise en service.

Mobilité
Cependant, son moteur était puissant, un Maybach HL 230 P30, un V12 à essence, refroidi par liquide, de 23,88 litres de cylindrée, donnant un maximum de 700 chevaux (520 kW) à 3000 tours par minute et un régime normal de 600 chevaux à 2500 tours. Entraînant une boîte de vitesse ZF AK 7-200 à sept rapports avant et un arrière (les derniers Ausf G auront des AK 7-400), il lui permettait d'atteindre une vitesse élevée pour l'époque, jusqu'à 55 km/h. Les barbotins situés à l'avant possédaient à la fois des embrayages tridisque à sec et des freins à disques hydrauliques Argus, qui permettaient un rayon de virage de 10 mètres. Un système électrique en 12 volts, avec deux accumulateurs de 120 ou 150 Ah, permettait le démarrage du moteur même par grand froid.

La suspension était basée sur le principe classique des allemands, des barres de torsion, les ingénieurs de MAN ayant écarté l'emploi d'une suspension Christie, jugée moins efficace. Huit roues de route de grand diamètre entrecroisées, montées sur des doubles barres de torsions (celles avant et arrière possédant un amortisseur hydraulique), répartissaient la charge sur chaque chenille. Ces dernières, constituées de 86 patins, étaient larges de 66 cm et en contact avec le sol sur une longueur de 3,9 mètres, permettant au char de n'exercer qu'une pression de 870 g/cm², ce qui lui conférait une bonne mobilité en terrain mou comme la boue, fréquente sur le front russe. La garde au sol était importante avec 56 centimètres et les capacités de franchissement étaient bonnes, avec 90 centimètres pour un obstacle vertical, 2,45 mètres pour une tranchée. Le char pouvait aussi guéer à 1,90 mètres et grimper des pentes à 35 degrés.

Cinq réservoirs avec une capacité totale de 730 litres, malgré une consommation importante de 365 litres aux cent kilomètres sur route et de 730 en tout terrain, permettaient d'obtenir un rayon d'action correct, respectivement de deux cents et cent kilomètres.

Armement et équipement
Son canon Rheinmetall Kw.K.42 long de 70 calibres, de 75 mm, procurait à ses munitions une vitesse initiale inégalée jusqu'alors, environ 940 m/s, permettant une bonne précision à longue portée et de fortes pénétrations des blindages adverses. Bien que d'un calibre commun à l'époque, cette arme à la trajectoire très rasante, associée à un viseur TZF 12 puis TZF 12a, se révéla un meilleur canon antichar que le 88 mm KwK 36 L/56 (820m/s) du Tigre I. La tourelle, d'une masse de 7,5 tonnes sur son chemin de roulement de 1,65 mètres de diamètre, conférait à l'armement un champ de tir de -8° à +18° en site et 360° en azimut, la manœuvre étant commandée par un système hydraulique grâce à une pédale actionnée par le tireur, ou en secours manuellement, grâce à des manivelles. La dotation en munitions était de 79 obus. Une mitrailleuse MG-34 coaxiale permettait la défense contre l'infanterie adverse, suite aux leçons tirées de la bataille de Koursk. Sur le Ausf A, une mitrailleuse de glacis servie par l'opérateur radio fut rajoutée. L'équipement radio comprenait, pour les chars de combat, une FuG 5 et une FuG 2.

Protection
Son blindage frontal, assemblé par emboîtage et soudure, de par son inclinaison et son épaisseur de 60 puis 80 mm, le rendait résistant aux coups des autres chars, tout en étant suffisamment léger pour lui permettre de conserver une bonne mobilité, à l'inverse des modèles de Panzers plus lourds. Les autres côtés, cependant, étaient bien moins protégés avec une épaisseur de 45 mm, et le Panther restait plus vulnérable à une attaque par l'arrière et les flancs que le Tigre I.

Paroi avant de tourelle : 80 mm à 78° (Ausf. D), 110 mm à 78° (Ausf. A), 100 mm à 80° (Ausf. G)
Masque de canon : 120 mm
Parois latérales de tourelle : 45 mm à 65°
Paroi arrière de tourelle : 45 mm à 65°
Toit de tourelle : 15 mm
Plaque inférieure avant de caisse : 60 mm à 35°
Plaque supérieure avant de caisse : 80 mm à 35°
Parois latérales inf. de caisse : 40 mm à 90°
Parois latérales sup. de caisse : 40 mm à 50° (50 mm à 60° pour Ausf. G)
Plaque arrière de caisse : 40 mm à 60°
Toit de caisse : 15 mm
Plancher de caisse : 13 à 20 mm

Panther au musée de saumur, recouvert de zimmerit. Engagements

Panzerkampfwagen V Panther
Panzerkampfwagen V Panther GLorsqu'il apparut sur le front de l'Est, en juillet 1943, les soviétiques relevèrent des pertes jusqu'à 2000 m, alors que le char T-34 évolué à canon de 85 mm (T-34/85) devait s'approcher à moins de 900 m pour s'assurer de toucher efficacement le char allemand par devant.

Les statistiques parlent d'elles-mêmes pour qualifier cet engin : pour chaque Panther détruit, il a fallu en moyenne le sacrifice de 5 Shermans ou 9 T-34, selon des sources de l'US Army.[réf. nécessaire]. Lors de la fermeture de la poche de Falaise, en 1944, un panther isolé détruisit à lui seul plus de 14 chars canadiens avant d'être neutralisé.

Le 1er bataillon d'un panzer-régiment était théoriquement doté de Panther. Des Panzerabteilungen indépendants furent crées en 1944, numérotés 2101 à 2110.

Il y a une polémique quant à la classe de ce char : certains le classent en char moyen, parce que le canon a un calibre relativement faible à côté des standards de chars lourds de la fin de la guerre, et que sa rapidité dépasse de loin celle des autres chars lourds. D'autres le classent en char lourd, à cause de son poids et de l'efficacité de son blindage. Enfin, certains le classent comme le père de tous les chars modernes, le premier Main Battle Tank de l'histoire, le premier char à combiner à haut niveau les trois composantes fondamentales qui caractérisent le char d'assaut : mobilité, puissance de feu, protection.

L'histoire militaire de ce char ne s'arrêta pas en 1945 avec la défaite allemande : l'armée française en incorporera dans ses unités blindés, où ils seront en service jusqu'au début des années 50. Elle réutilisera même son canon, alors produit par DEFA, sur ses chars légers AMX 13.

Variantes
prototype VK 3002
Ausf A (parfois appelé Ausf A1): Pré-série de 20 exemplaires, produite en novembre 1942
Ausf D : 842 exemplaires entre janvier et septembre 1943; Coupole lisse à fentes de vision; pots fumigènes; Deux ouvertures de vision en tourelle, face gauche; 2 phares; garde-boue longs; pas de mitrailleuse de caisse.
Ausf A (parfois appelé Ausf A2): 2192 exemplaires de août 1943 à juin 1944, coupole à épiscopes; un trou de chaque côté du canon (vision et mitrailleuse coaxiale); 1 phare; mitrailleuse de caisse.
Ausf G : épiscope pour le pilote (plus d'ouverture rétractable); trappes de caisse droites, parallèles à la caisse. Production tardive : déflecteur de coups au bas de la face avant de la tourelle, puis roues du Königstiger.
Befehlspanzer Panther (Pz Bef Wg) : véhicule commandement avec radios supplémentaires, 329 convertis entre mai 1943 et février 1945.
Beobachtungspanzer Panther (Pz Beob Wg) : véhicule d'observation d'artillerie, 41 convertis en 1944 et 1945, canon factice,
Bergepanther : véhicule dépannage, 347 produits de 1943 à 1945.
Panther II : projet d'amélioration, un seul prototype fabriqué, aurait dû donner naissance à la production d'Ausf F, à partir d'avril 1945.
Jagdpanther chasseur de char dérivé, voir Jagdpanzer V.
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